L’utilisation des plantes sauvages, une richesse à préserver

Qu’on les utilise pour un usage culinaire, médicinale ou même ludique, les plantes ont plus d’un tour dans leur sac. Les anciens les utilisaient couramment : pourquoi ce lien de transmission a-t-il été laissé pour compte? Zoom sur un projet qui a permis d’enquêter ces précieux savoirs et surtout de les conserver.


J’ai tout de suite été séduite par la proposition de stage intitulée « Animer / éduquer avec les plantes ? » du centre ethnobotanique de Virelles en Belgique, proposé cet été, et je n’ai en effet pas été déçue ! Le sujet est vaste et pourtant il a été abordé avec beaucoup de ludisme et avec un vocabulaire accessible à tous. L’immersion au coeur cette magnifique réserve naturelle nous fait savourer encore davantage cette formation, avec des purs moments de méditation.
Je ne vais pas aborder le contenu de cette formation, mais plutôt y mettre les formes, et mettre l’accent sur l’importance des connaissances, telles qu’elles soient, sur les plantes, pour mieux les utiliser et aussi mieux les respecter.
Leurs mauvaises réputations (pourquoi d’ailleurs?) ont eu pour conséquence un délaissement de la majorité de la population à les utiliser, voire même à les détruire, alors qu’elles ont des vertus pour la majoité multiples et qu’elles ne demandent aucun entretien (sauf peut-être celui de contrôler son extension), et sont à portée de main (du moins pour la population rurale) !
L’ouvrage brillamment conçu par le centre ethnobotanique et ses enquêteurs, est autant un recueil de savoir-faire que d’anecdotes qui ont marquées la mémoire des anciens de cette région. Je vous invite vivement à vous le procurer : sa lecture vous plonge dans les souvenirs qui ont fait le bonheur de cette période, paradoxalement rude, mais où chaque moment au contact de la nature était un véritable plaisir savouré et partagé.

  • Intitulé : Cueillette buissonnière dans le bocage
  • Où se le procurer : à l’Aquascope de Virelles (en cours de réédition)